Tribulations post-Frangisation

Chers amis des quatre coins de la blogobulle,

Si cela fait presque un siècle que ma page demeure vide, ou du moins sans nouveauté mis à part cet article (plus très frais) relatant mon nouvel investissement dans de sympathiques baskets NB, cela ne signifie pas que ces dernières ont transformé mon tendre intérêt pour l’écriture 2.0 en passion avide pour le sport eurk. En réalité, je dois avouer ne pas disposer d’une excuse valable justifiant ce lâche abandon, mais seulement pouvoir dissimuler mes torts derrière la douce poésie de Madame de Sévigné dans une lettre au comte de Bussy-Rabutin, «Le temps vole et m’emporte malgré moi, j’ai beau vouloir le retenir, c’est lui qui m’entraîne»… ai-je obtenu votre cyber pardon?

Ce temps ayant volé et m’ayant emporté malgré moi, il m’a également permis, entre autre, d’expérimenter une nouveauté capillaire, et pas des moindres: la FRANGE.

Oui, je parle en effet de cette coiffure où les cheveux du toupet retombent sur le front. Nombreuses sont celles en ayant fait l’expérience (et là je pense particulièrement à vous, mes chères conscrites qui êtes vous aussi nées au cours des années de l’apologie du chic et de l’élégance: j’ai nommé les 90s) à l’école primaire, pour ensuite enchaîner sur l’ingrate période collégienne capillairement caractérisée par vos débris de frange que vous vous obstiniez à vouloir fixer sur un côté de votre front pour un effet mèche, cette dernière étant toujours grasse puisque souffrant de votre excès de sébum aussi connu sous la dénomination « malédiction de l’adolescence ».

Ne ressemblant pas vraiment à Kate Moss, vous vous demanderez donc quelle pensée farfelue m’a ainsi traversé l’esprit pour réitérer un tel vécu. A dire vrai, une simple envie de changement (et surtout un suivi un peu trop assidu du compte Instagram d’Alexa Chung…) sont à l’origine de cette révolution.

Alexa Chung Brigitte Bardot

Je crée donc un dossier « Frange » sur mon ordinateur rempli de clichés de Brigitte Bardo et Freja Beha, des fichiers que j’imposai suggérai poliment au coiffeur le Jour-J dans l’espoir d’éviter la frange-balais-devant-les-yeux type Astrid des Anges (désolé pour l’exemple fort peu culturel, je vous pardonne de feindre ne pas comprendre de qui il s’agit, vous qui n’adulez qu’Arte).

Edward aux mains d'argent

Les réactions post transformation sont mitigées voire schizophréniques:

  1. j’aime bien,
  2. j’aime moins,
  3. mais qui est cette personne ?!
  4. ne pas pleurer
  5. ah non en fait j’aime bien.

S’en suivent de nouvelles habitudes parfois bonnes, parfois mauvaises, nous pourrions nommer cela le « frange lifestyle ».

Tout d’abord, un premier reflexe devient votre TOC numéro 1 (après l’arrachage compulsif de cuticules et cette obsession d’aligner parfaitement les bougies sur le meuble télé): la remise en place de frange. Vous la touchez en permanence, en plein milieu d’une conversation ou d’un repas pour la plus grande joie de votre entourage, pour qui vous singer devient le loisir principal (comment s’amuseraient-ils sans vous ?). Cette manie est encore plus abondante lorsque vous êtes en pleine réflexion, gênée ou agacée. Evidemment, la nature étant si bien faite, cela contribue à la rendre grasse, comme si chaque fois que vous y passiez la main, quelques millilitres d’huile s’y déversaient, ce qui débouche sur le réflexe numéro 2. Celui-ci n’est tout compte fait pas si nocif pour vous-même ou votre entourage: le lavage de cheveux devient beaucoup plus fréquent… voire quotidien pour les maniaques de mon rang. Ces shampoings journaliers aboutissent sur la fatalité numéro 3: vos cheveux, s’ils sentent bons et sont plus légers, sont aussi moins faciles à dompter. Il devient alors chose commune de vous découvrir chaque matin, tel Tintin à l’aube d’une nouvelle aventure, la frange en houppette sur le haut de la tête…Cette péripétie complique un tantinet votre quête de l’amour pour la vie, votre apparence au moment de la question matinale « t’es plutôt thé ou café ? » attribuant automatiquement le statut d’« amour d’une nuit » au mâle de la veille.

Si pendant la période suivant immédiatement mon changement de coiffure, je me sentais différente, glamour, lolita, pleine de caractère voire même Brigitte Bardot (avec un brin de rouge à lèvres) dans mes très grands jours (avant la phase facho-animaux), dès les premiers centimètres repoussés, je suis entrée en période de difficultés avec un challenge à relever: que faire avec ses 2 mèches ingrates de part et d’autre de mon visage, me tombant dans les yeux et pas encore assez longues pour s’accommoder sur la droite ou la gauche de mon crâne?

Je rejetai l’option « recouper » qui signifiait aussi prolifération de boutons sous une frange grasse de transpiration courant juin-juillet-août avec des séquelles pour septembre (bon appétit!).

Vous l’aurez deviné nous entrons donc dans la période « repousse », une phase looongue et tumultueuse où la recherche de coiffures alternatives est intense! Par défaut, j’ai actuellement opté pour dégager mon front en relevant mes cheveux à l’aide de deux pinces…soyons bref sur ce point discutable.

Après ces douces remarques quant à ma propre expérience, à vous de vous laisser tenter ou non par la frange adventure

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